COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
 
Vers de meilleures pratiques contractuelles
LA VETIQ ÉMET SES RECOMMANDATIONS AU GOUVERNEMENT
 
Québec, le 9 avril 2013 – La Voix des entrepreneurs en TI de Québec (VETIQ) a émis ses recommandations au gouvernement à l’occasion de la Consultation sur les règles et les pratiques des organismes publics en matière contractuelle tenue par le Secrétariat du Conseil du trésor, dans l’optique que les PME en TI de Québec puissent faire profiter davantage l’État de leur savoir-faire et de leur expertise de pointe dans les projets informatiques.
 
« Nos membres ont des solutions pour répondre aux besoins de l’État, avec ses contraintes budgétaires et ses enjeux de main-d'œuvre. Nos propositions vont dans le sens d’une saine gouvernance, d’un processus d’acquisition et de gestion des projets responsable », a déclaré M. Nicolas Roberge, président du conseil d’administration de la VETIQ.
 
En outre, la VETIQ demande au gouvernement d’entrevoir la possibilité d’éliminer les appels d’offres au-dessus de deux millions de dollars et de fractionner les projets. Ainsi, les PME seraient en mesure de soumissionner et d’apporter toute leur expertise aux grands chantiers informatiques du Québec, en plus de permettre au gouvernement de réagir rapidement.
 
« Il y a des dizaines de firmes informatiques qui ont développé des solutions pouvant être appliquées au domaine public. Mais leur petite taille et leur effectif limité ne leur permettent pas de soumissionner et d’avoir accès au marché public », fait remarquer le président de la VETIQ.
 
PROJETS À DISTANCE
De plus, les règles qui régissent les contrats de services informatiques du gouvernement en matière de TI ne permettent pas aux entreprises de réaliser les projets à distance, malgré le développement du marché et les possibilités technologiques, les obligeant donc à affecter des ressources humaines à ce seul client.
 
« La VETIQ va plus loin pour les petites entreprises parce que nous sommes convaincus qu’il existe des façons de faire innovantes et des entreprises en mesure de répondre aux exigences du gouvernement, mais le cadre actuel est trop restrictif pour les capacités de ces entreprises », commente M. Nicolas Roberge.
 
L’intervention du gouvernement dans les méthodes internes de travail des fournisseurs privés est également un frein pour les PME dans ce marché. Actuellement, les règles de fonctionnement gouvernementales sont imposées dans le développement des projets clé en main et nuisent à la rentabilité des projets pour les entreprises.
 
« Les exigences du client quant aux procédures à l'interne sont dissuasives pour les entreprises, explique M. Roberge. Par exemple, il serait important de retirer l'obligation de saisir des feuilles de temps pour les projets à forfait, car cela impose deux couches de gestion et, incidemment, un dédoublement des coûts administratifs. »
 
SÉANCES D’INFORMATION
Aussi la VETIQ recommande-t-elle que des séances d’information soient tenues sur les appels de projets informatiques afin que les petites et moyennes entreprises puissent être au cœur même de la solution et avoir une chance égale de soumissionner sur les appels d’offres.
 
« Ce sont des projets complexes qui nécessitent une connaissance pointue des besoins du client. En tenant obligatoirement des séances d’information, toutes les entreprises auraient droit à la même qualité d'information requise pour produire une soumission et avoir une chance de remporter l'appel d'offres », précise M. Roberge.
 
MISER SUR LA QUALITÉ
La VETIQ souhaite que le gouvernement augmente la pondération sur la qualité dans les appels d’offres en informatique. Actuellement, le principal critère de sélection en est un de prix, ce qui laisse libre passage à des soumissions de qualité moindre qui obtiennent néanmoins la note de passage.
 
De plus, les critères « d’expérience » obligeant le soumissionnaire à avoir déjà réalisé des projets similaires pénalisent encore une fois de nombreuses entreprises en TI.
 
« Pour beaucoup de nos membres, spécialisés dans la vente de services professionnels et de technologies conçus pour de multiples industries, c’est une exigence impossible à atteindre. À notre avis, il s’agit d’une équation erronée qui prive le gouvernement de solutions pertinentes au bénéfice de tous les Québécois. »
 
« Ces enjeux sont majeurs pour nos membres. Nous souhaitons désormais faire valoir nos points auprès de M. Stéphane Bédard, président du Conseil du Trésor, et des divers responsables concernés par cette consultation », conclut Nicolas Roberge.
 
À PROPOS DE LA VETIQ
La VETIQ est le réseau des entrepreneurs en technologies de l'information et des communications de la grande région de Québec. Fondé en 2004, il contribue au rayonnement de l'excellence de ses quelque 210 membres, facilite le maillage et les partenariats, stimule la croissance des affaires et oriente vers le perfectionnement opérationnel.
 
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SOURCE :
Voix des entrepreneurs en TI de Québec (VETIQ) | vetiq.org.
 
POUR INFORMATION ET ENTREVUES :
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